QUAND VOTRE REVE DEVIENT REALITE

LES DIFFERENTES ETAPES

Construire sa villa, une histoire de savoir-faire, de coûts et de garanties.

Une construction, quelle qu’elle soit, a une valeur qui doit correspondre à l’ensemble des coûts engagés. Au-delà d’un certain tarif, la construction est surfacturée. C’est rare. En dessous d’un certain prix au m2, posez-vous la question de savoir si votre maison sera bien construite. Ce n’est pas à nous de décider à votre place, ni de juger votre choix final à qui vous confierez la construction de votre fare.

 

Le coût des matériaux est le même pour tous

La Polynésie n’est pas un pays sans règles et sans cadre, où les employés vivraient de fruits et d’un peu d’eau fraîche.

Il faut aussi, peu à peu, casser cette image d’Epinal qui voudrait que construire ici coûte moins cher qu’en métropole, “ puisqu’il n’y a pas d’isolation ni de chauffage ” En sens inverse, 1 m3 de gravier en France, c’est 22 € (2625 F) ; à Moorea par exemple, c’est 11 000 F (92 €), soit plus de 4 fois plus cher ! Quand s’appliquent ensuite les coefficients de prix de vente sur ces prix bruts, la différence est encore plus forte. Un tarif trop bas cachera toujours de futures malfaçons, des matériaux non adaptés, des employés non assurés, non-salariés, parfois non payés – les exemples en justice ne manquent pas –, un suivi administratif défaillant et, sans doute plus grave, un réel défaut de compétences ou de moyens.

Des autoentrepreneurs moins chers qu’une entreprise qui doit supporter plus de charges et parfaitement sérieux, cela existe-t-il ? Bien sûr. Vous les reconnaîtrez vite : ils durent, font un travail sérieux, paient leurs salariés, leurs taxes, les assurances, renouvellent leur matériel, construisent de façon performante le bien que vous leur confiez. Leur sérieux a un prix, car tous les matériaux ont un coût. Quand ils s’additionnent les uns aux autres, avec les différentes charges, cela donne un prix au m2 en-dessous duquel il est impossible d’aller… sauf malfaçons ou chantier interrompu !

 

 

Les grandes étapes de la construction d’une maison

Peut-on faire un devis réel à partir d’un croquis dessiné à la main sur un bout de papier sans cotes, sans fenêtres, sans hauteur, sans détails de volumes ? Non. Et si une entreprise affirme le contraire, alors sachez que votre chantier débute mal.

 

Allez voir un architecte ou un dessinateur, ou plongez-vous dans un logiciel qui va dessiner un vrai plan à partir de vos idées de base, mais dessinez un plan.

 

1. Architecte, maître d’œuvre, suivi de chantier

Nous ne commenterons pas dans cet indice des prix les honoraires des architectes, notamment pour les suivis de chantier. Cependant, permettez-nous une remarque : quand on entend dire que les architectes sont chers, c’est sans aucun doute méconnaître le métier et l’engagement que cela représente. Un architecte peut ne faire que les plans, mais il assure surtout le suivi de chantier. Chaque matin, être sur place, écouter et conseiller le client (vous), qui peut changer d’avis, assurer les modifications avant travaux, gérer la coordination du chantier, les interventions des différents corps de métier, cela a un coût. Vous préférez un maître d’œuvre au suivi de chantier par un archi ? C’est 4% de la valeur totale du chantier ! Est-ce cher ? Pour avoir une maison sans malfaçons, bien conçue, bien réalisée… pas tant que ça.

 

Demandez une étude de sol et une étude de percolation. La première permet de connaître la nature du sol et les fondations qui seront possibles dessus. L’étude de percolation (aussi appelée savamment « Étude de capacité de charge hydraulique du sol » permet, via un trou réalisé dans le terrain de mesurer la vitesse d’écoulement de l’eau. A partir de cette analyse, l’assainissement est dimensionné. Si le terrain est perméable, l’eau s’écoulera normalement. Inversement si le terrain est imperméable, l’eau ne rentrera pas dedans : il faudra donc mettre en place des solutions, qui sont connues, mais on ne le saura qu’après cette étude préalable.

 

En ayant fait ce travail en amont, le constructeur garantit l’avenir de la maison, qui reposera sur une base correcte. Le béton sera ensuite dimensionné en fonction. Il est évident que cela représente un certain coût.  Si ces études ne sont pas menées : 6 mois après, avec des fortes pluies et un gonflement du terrain, vous aurez toutes les chances que des fissures commencent à apparaître. Est-ce fréquent au fenua ? Malheureusement oui ! “ Le problème, c’est que ces études coûtent cher ! ”, peut-on entendre parfois. C’est faux : pour moins de 200 000 F, elles sont réalisées. Sur un projet de maison à 30 M, cela représente 0,6% de votre budget.

 

2. Les devis

Votre architecte ou dessinateur vous a dessiné le plan que vous souhaitiez ; vos études préalables sont réalisées. A partir de là, vous avez les éléments nécessaires pour demander de vrais devis d’entrepreneurs qui prendront le temps de vous répondre. Un entrepreneur nous confiait en mars dernier : “Vous aurez aussi des interlocuteurs qui vous diront « je suis tout seul, je dessine, je monte les murs, je fais l’électricité, la plomberie… et je peux aussi donner à manger au chien quand vous n’êtes pas là », ce ne sont pas des entrepreneurs, mais des bricoleurs. ”

 

3. Le choix de vos artisans

Le mieux pour votre construction sera de faire appel à une entreprise de construction, qui peut avoir des couvreurs, des carreleurs, mais qui fera appel, pour l’électricité et la plomberie, à des intervenants, qui seront gérés par le maître d’œuvre (qui endosse les responsabilités du chantier et prépare les études) qui assume le chantier. Sur des petits travaux, des autoentrepreneurs seront plus compétitifs qu’une entreprise moyenne qui va se déplacer avec 4 ouvriers, 2 véhicules, etc. Généralement d’ailleurs, ces autoentrepreneurs travaillent de concert avec de plus grosses entreprises pour des « petits » travaux que l’entreprise plus grande n’est plus dimensionnée à assurer. Pour des maisons en dur qui doivent durer, être construites dans un temps imparti, sans malfaçons, choisissez soigneusement vos intervenants. Le moins-disant n’est pas forcément le meilleur choix.

 

4. Bureau d’étude et garanties

Une fois les deux études menées et le plan achevé, il faut passer par un bureau d’étude qui va préparer le dimensionnement, que ce soit en béton ou en bois : savoir comment réaliser les fermes, les inserts qu’il y aura dedans : cela garantit que la construction supportera un cyclone jusqu’à 204 km/h (base ERP). Or, cette garantie est importante. On peut construire différemment, mais ce n’est alors pas garanti, avec toutes les complications d’assurance possibles que vous imaginez. Un entrepreneur du Territoire nous confiait l’histoire suivante : un de ses clients souhaitait un toit en shingles. Il regarde la pose à adopter pour la garantie : cela résiste jusqu’à 270 km/h de vent, mais il faut des clous torsadés en inox de 25 mm de long et poser les shingles sur du contreplaqué (CP) de 30mm (qu’il faut faire venir exprès sur le Territoire, car il n’y en a pas), ainsi qu’un feutre bitumé à mettre en dessous. Or, le vendeur, qui n’a ni CP ni clous et n’en fait jamais venir, lui conseille l’installation d’un contreplaqué de 19 mm, des clous galva de 15 mm, affirmant avec l’air du gars sûr de lui : “ Et ça tient ”. Certes, « ça tient ». Mais comment ce toit peut être garanti (10 ans !), alors que les prescriptions du fabricant ne sont pas respectées ? Quant à vous, vous allez comparer un devis “honnête”, avec des matériaux chers importés spécialement et un devis “meilleur marché” deux fois moins cher (avec une meilleure marge), mais pour un travail approximatif. Lequel choisirez-vous ? En cas de cyclone, le fabricant ne pourra pas assurer le produit qui aura été mal posé. L’entreprise qui vous aura posé le toit aura fait faillite et vous vous retrouverez avec votre toit… sur les bras.

 

5. Suivi de chantier : pourquoi c’est important ?

Votre chantier doit être suivi par un maître d’œuvre, que ce soit l’architecte lui-même ou le chef de chantier (dans les moyennes et grandes entreprises, un devis global avec maîtrise d’œuvre et coordinations des différents corps d’état est généralement prévu).

Ce maître d’œuvre est responsable du chantier, comme des employés et intervenants qui interviennent sur le chantier. Il contrôle que tout le monde est déclaré. Si quelqu’un a un problème sur le chantier et qu’il n’y a pas de maître d’œuvre, alors c’est le maître d’ouvrage, donc le client (… donc vous !), qui est responsable. Et si les personnes qui travaillent sur votre chantier ne sont pas toutes déclarées et qu’une est victime d’un grave accident ? Les lois locales ont le même fonctionnement qu’en France, que ce soit pour l’urbanisme, la déclaration des employés, les accidents de travail ou les assurances.

La tranquillité de vos futures nuits est à ce prix.

Un chantier du type maison individuelle est suivi avec des comptes rendus, souvent hebdomadaires, essentiels car le coordinateur de chantier doit tout vérifier, corriger ou suggérer des corrections s’il voit que quelque chose ne fonctionne pas. Le chantier est assuré. Il sera conforme, donc garanti. Il y a des responsables à chaque stade, et même si des erreurs sont commises, elles sont réparées car tout est assumé. Tout cela minimise énormément le risque de complications. Votre maison est votre patrimoine, parfois une partie de votre retraite. Des économies à court terme ne sont pas la solution, car en cas de malfaçons, tout coûtera beaucoup plus cher.

 

6. Fin de chantier

Une maison considérée comme terminée est livrée hors d’eau hors d’air : cela signifie qu'elle est imperméable à l'eau et étanche à l'air. C’est le maître d’œuvre qui, à la fin du chantier demandera la conformité. Vous voici enfin chez vous. Avec OB Villas, qui construit des maisons depuis plus de 15 ans sans aucun sinistre, sans malfaçons, sans poursuites judiciaires, vous aurez plus qu’une villa : une part de votre patrimoine.

Retrouvez le dossier complet d'où est issu cet article sur tahitimagazines.com

© 2020 par SMILE - www.agence-smile.com